Saturday, October 13, 2012

30 millions de chômeurs en plus dans le monde à cause de la crise

Le directeur général de l'Organisation internationale du travail Guy Rider regrette la montée du chômage dans le monde depuis le début de la crise dans un discours au FMI publié vendredi. La faute à trop d'austérité, selon lui.

Le monde compte trente millions de chômeurs de plus qu'avant le début de la crise il y a quatre ans, déplore le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, dans un discours devant le FMI, publié vendredi à Tokyo.
Quelque "75 millions des plus de 200 millions de chômeurs sont des jeunes gens de moins de 25 ans", ajoute Guy. Ryder dans ce discours qui sera prononcé samedi devant le Conseil monétaire et financier international, instance chargée de définir les grandes orientations politiques du Fonds monétaire international. Le Fonds et la Banque mondiale tiennent cette semaine à Tokyo leur assemblée annuelle.
Et pour ceux qui ont la chance d'avoir un emploi, 900 millions d'entre eux sont "incapables de gagner suffisamment de quoi leur permettre d'être au-dessus du seuil de pauvreté de deux dollars par jour", relève encore Guy Ryder pour qui il est temps de faire une pause dans les politiques d'austérité.
Et si les tendances en matière de réduction de la pauvreté observées avant la crise avaient été maintenues, il y aurait aujourd'hui 55 millions de pauvres de moins dans le monde, selon le directeur général de l'OIT.
"Les dommages provoqués par les mesures d'austérité ont été plus profonds que ce qui avait été d'abord envisagé", ajoute le directeur général de l'OIT dans ce discours. "Dans ces conditions, il est maintenant urgent de revoir les calendriers établis pour revenir à l'équilibre budgétaire", estime encore Guy Ryder.
Jeudi, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait suggeré dans un discours la nécessité de se donner davantage de temps pour réduire les déficits budgétaires, citant en exemple les délais qui ont été accordés en ce sens au Portugal et à l'Espagne. Elle s'est dite prête à donner à la Grèce deux ans de plus pour atteindre les objectifs de réduction de déficit exigés par ses créanciers.

Source : www.lexpress.fr

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