Les manifestants, dont un grand nombre avait le visage camouflé, avaient entrepris tôt en matinée de bloquer les entrées du collège.
Leur geste a engendré une plainte pour méfait de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, justifiant du coup l’intervention de l’escouade antiémeute de SQ.
Celle-ci a d’abord dégagé l’entrée du cégep, notamment en ayant recours à des gaz irritants. Des arrestations auraient également eu lieu pour attroupement illégal, mais les autorités ne pouvaient en dresser un bilan durant l’intervention en cours.
Le rôle des policiers de la SQ n’était pas de faire respecter les injonctions de la Cour, mais bien d’assurer la sécurité des lieux.
Par contre, en vertu d’une injonction obtenue par certains étudiants, la direction du collège est tenue d’assurer les cours, mais devant ces événements, la direction de l’institution a décidé d’en annuler la tenue pour une deuxième journée d’affilée.
Sur place, la tension était palpable. Des médias rapportaient la présence de parents d’étudiants en appui aux jeunes qui réclamaient l’accès des lieux, et des gens en larmes.
Par ailleurs, il semble que des enseignants se sont joints aux manifestants et que ces professeurs refusaient d’obtempérer aux ordres des policiers.
Un autobus qui se dirigeait vraisemblablement vers la manifestation devant le Collège Lionel-Groulx a été appréhendé par les policiers en matinée. Selon la Sûreté du Québec (SQ), les occupants de l’autobus ont été emmenés au poste autoroutier de Laval afin que leurs intentions et leurs identités soient examinées.
Rosemont et Édouard-Montpetit
Pendant ce temps, au Collège Rosemont, à Montréal, un nouveau protocole d’entente a été signé entre la direction et l’association étudiante. Il entrera en vigueur mercredi, la journée de mardi étant consacrée à une reprise graduelle des activités.
Vendredi dernier, la direction a annoncé la reprise des cours pour cette semaine en raison de l’émission d’injonctions l’obligeant à le faire.
Hier, des incidents ont éclaté devant l’édifice principal; un étudiant a été blessé. Ce mardi, aucun incident n’a été signalé en début de matinée.
Au Collège Édouard-Montpetit, à Longueuil, des injonctions ont là aussi ordonné une reprise des cours, ce qui n’a pas été le cas hier. Les étudiants de l’institution ont voté en faveur de la poursuite de la grève.
Pont Jacques-Cartier bloqué, Power Corporation ciblé
Puis le conflit étudiant a de nouveau débordé dans les rues de Montréal et les environs.
Le tout a commencé vers 8h00 lorsque des étudiants ont tenté de bloquer le pont Jacques-Cartier, manœuvre qui a réussi mais seulement durant quelques minutes, les policiers intervenant très rapidement pour mettre fin au blocus.
L’opération a donné lieu à 19 arrestations, dont la fille du député Amir Khadir de Québec solidaire. Yalda Machouf-Khadir avait également été arrêtée lors du blocus du pont Champlain le 20 mars dernier.
Par la suite, quelques dizaines de manifestants se sont massés devant l’une des entrées de l’Hôtel Intercontinental, au centre-ville de Montréal, mardi matin afin de faire connaître leur mécontentement à des actionnaires de Power Corporation, réunis à l’intérieur.
Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a fait appel à la cavalerie et à des policiers à vélo en plus des forces régulières pour les disperser.
Les actionnaires de Power Corporation du Canada doivent prendre connaissance, lors de cette réunion, des résultats du 1er trimestre de 2012 de la Société.
Les manifestants ont ensuite pris la rue et tenté de bloquer des artères, notamment la rue Notre-Dame et l’autoroute 720, sans succès. Ils ont alors convergé vers l’hôtel de ville de Montréal et la manifestation a été déclarée illégale après que des manifestants s’en soient pris à un passant qui exprimait son désaccord avec leur démarche.
Source : http://www.ledevoir.com
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